bibliographie

Si le contingent le plus important de terminaisons nerveuses se situe dans le derme, l'hypoderme en possède un nombre non négligeable. Parmi les terminaisons nerveuses de l'hypoderme, nous nous intéresserons particulièrement au corpuscule de Pacini. Chaque type de terminaison nerveuse a un rôle particulier. Certaines sont chargées de ressentir le froid, d'autres le chaud, d'autres la forme des objets touchés, d'autres encore la douceur ou la rugosité de ces objets. Le corpuscule tactile de Pacini, lui, est sensible à la pression et à la tension.

 

Le  corpuscule de  Pacini  mesure  quelques  millimètres. Il est de forme ovoïde et est transparent. Il est constitué en périphérie d'une coque de tissu conjonctif formée de plusieurs couches, tel un oignon. Au centre se trouve le nerf qui se divise en branches latérales multiples.

 

Les corpuscules de Pacini sont très nombreux là où la sensation de tension et de pression est primordiale, c'est à dire au niveau de la pulpe des doigts et de la plante des pieds. Mais nous les retrouvons dans tout l'organisme, surtout autour des articulations.

Les corpuscules de Pacini ressentent la pression mécanique provoquée par la dégradation et le durcissement des cellules graisseuses. Ce sont eux qui, à partir d'un certain seuil de pression, transmettent à la moelle épinière les messages de tension.

 

La moelle épinière répond par un ordre de contraction aux muscles de la zone d'où proviennent les messages. Bien entendu, l'ordre de contraction est proportionnel au nombre et à l'intensité des messages. Voilà pourquoi, lorsque nos graisses sont dégradées et adhérentes, nous souffrons à cause des contractures musculaires provoquées par les messages des terminaisons nerveuses et non pas à cause de nos disques ou de nos vertèbres déplacées ou non.

 

De même, lorsque nous éprouvons des raideurs, nous ne ressentons pas les blocages de nos articulations mais les contractions musculaires provoquées par la présence des mauvaises graisses.

 

En effet, l'arthrose, telle qu'elle est définie par l'Académie de Médecine ne fait pas mal. Pourtant la plupart des médecins expliquent quotidiennement à leurs patients qu'ils souffrent à cause de leur arthrose ! Pourquoi une telle contradiction ? L'arthrose est définie officiellement comme une pathologie consistant d'une part en une diminution des capacités de régénération du cartilage articulaire, conduisant vers une diminution de son épaisseur par le phénomène physique universel d'usure mécanique, et d'autre part en une restructuration du calcium de l'os, ce dernier venant se concentrer autour de l'articulation, conduisant vers une soudure naturelle de l'articulation. Hors, ces deux phénomènes sont indolores : le cartilage n'est pas pourvu de nerf sensitif et la restructuration calcique de l'os est heureusement indolore, sinon nous souffririons tous en permanence. Il est très difficile au médecin de rester sans explication devant le désarroi de son patient arthrosique. Méconnaissant les phénomènes de dégradation du tissu graisseux et les conséquences douloureuses qu'entraîne cette dégradation, il se réfugie dans une explication hasardeuse, contradictoire et anti-scientifique.

 

A la lumière de ces informations, nous pouvons avancer l'hypothèse que la dégradation de nos cellules graisseuses constitue probablement le premier degré de l'arthrose.

 

Par un processus équivalent, certains ostéopathes qui prétendent remettre en place une vertèbre déplacée tiennent des propos irrationnels. En effet, tous les anatomistes sont d'accord pour convenir qu'une vertèbre ne peut se déplacer que sous un choc extrêmement violent. Lorsqu'une manipulation donne l'impression que tout est rentré dans l'ordre, c'est probablement parce que cette manipulation a réussi à lever un certain nombre d'adhérences hypodermiques et à libérer le fascia sous-jacent. Le bruit entendu lors de la manipulation est probablement provoqué par la rupture des adhérences hypodermiques. Rappelons que les articulations vertébrales qui seraient sensées émettre ce bruit se trouvent isolées de la surface par plusieurs centimètres de muscles.

 

 

le corpuscule de Pacini